Tu critiques ? Alors tu me parles de toi ??

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Tu critiques ? Alors tu me parles de toi ??

Quand j’étais adolescente, j’étais le jouet de toutes les moqueries à cause de cet affreux surpoids qui me gâchait littéralement la vie. Plusieurs de mes camarades et particulièrement l’un d’entre eux, m’avait gentiment pris pour cible .

Un bon moyen pour ce « méchant garçon », lui même victime d’un certain physique peu flatteur, de s’acheter une place auprès de ses camarades. Il devenait drôle, avait trouvé son public et moi j’étais son faire valoir. Du coup, l’effet de groupe a fonctionné et je suis devenue le souffre douleur de cette gentille troupe de copains. Je me rappelle qu’à l’époque j’étais déjà plutôt rebelle et absolument pas du genre renfermée ou facile à malmener et pourtant, j’ai eu toutes les difficultés du monde à passer cette période très chaotique de ma construction de jeune femme. Bizarrement, si j’y regarde de plus prêt, cette période n’a duré qu’une petite année mais cette année a été celle de trop. C’est à cette période que tout est devenu très difficile et que j’ai commencé à nourrir une véritable haine pour mon propre corps.  Cette stigmatisation est devenue si forte que la souffrance a commencé à s’installer.  Le schéma était posé :

Je suis grosse et donc toujours l‘objet de critiques aussi indécentes qu’incessantes

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A partir de cette période, toutes les critiques assénées à cause de mon poids sont devenues les plus terribles. j’allais jusqu’à les faire moi même à mon encontre,  avant que qui que se soit s’en charge à ma place. En effet, pour éviter l’humiliation, il est en apparence plus facile de se malmener soit même sur le ton de l’humour. Cela vous rend populaire, donne le sentiment aux autres que vous êtes quelqu’un de “fun”, de très lucide car vous êtes capable de vous moquer de vous même… L’autocritique vous donne le sentiment que vous maîtriser la situation et que cette force distinctive de comportement va vous apporter la sympathie de autres et vous mettre à l’abri de leur cruauté .

Mais pourquoi la critique vous blesse t’elle tant ?

Pourquoi lorsqu’une personne vous renvoie tu devrais manger moins, tu devrais faire attention etc.” Pourquoi cela nous blesse t’il autant ??

Par exemples, moi je me suis rendue compte que régulièrement je pouvais dire à mon conjoint qui est un estomac sur pattes, soit dit en passant, et qui  ne fait en aucun cas partie de la catégorie des obèses  : Arrête de grignoter “ “T’as pris du bidou Etc. Mais si à l’inverse, SI mon conjoint se permettait ce genre de réflexion, il y a bien longtemps que je serai de nouveau célibataire .

Quand je lui dis ce type de phrase, jamais il ne s’offusque ou ne se blesse. Il s’amuse même souvent de ces petites injonctions que je lui lance sans méchanceté. Mais alors, pourquoi les critiques sur mon poids ou qui tournent autour de cela me posent un problème alors que mon conjoint lui s’en fiche complètement ?

Parce que moi j’en ai beaucoup souffert et que c’est histoire de toute ma vie mon surpoids ??  Oui , mais pas seulement !

Si une critique nous blesse c’est parce qu’elle trouve simplement échos en nous. C’est parce que nous attribuons une part de vérité à cette critique. C’est parce que notre estime de nous a été écorchée par des critiques répétées et douloureuses auxquelles nous avons accordé du crédit !

Si nous n’étions pas convaincues qu’être en surpoids c’est mal ou disons au moins, ce n’est pas franchement bien, alors les critiques sur le sujet n’auraient aucun impact sur nos émotions…

Girl and nature in blue

Quelques soient les personnes que nous rencontrons et côtoyons, la relation que nous construisons avec eux est teintée par l’appréciation que nous avons de nous même . Une personne qui sait qui elle est , qui a conscience qu’être en surpoids n’est ni mal, ni bien sur le plan moral, ne se laissera en rien impressionner ou même déstabiliser par la critique de l’autre. Si cette personne a suffisamment confiance en soi, ou plutôt a nourri son estime de soi, au contraire, elle adoptera un comportement adulte et constructif, sans reconnecter systématiquement avec l’enfant blessé qui est en elle.

Celui qui critique est lui même en proie avec ses propres instabilités.

Il est sans doute convaincu qu’il est très mal d’être en surpoids, que c’est un manque d’hygiène, un manque de respect de soi, que ce n’est pas beau etc.

La méconnaissance de l’autre est le pire fléau de notre société.  Ce que je ne connais pas, je le juge à travers de ce que l’on m’en dit et si l’on m’en dit du mal, si la majorité m’en dit du mal, je n’ai aucune envie d’aller chercher plus loin que ça . Je m’accroche à mes convictions car c’est tout ce que j’ai, des convictions… Et par ricochets,  je stigmatise l’autre.

Je ne sais pas ce qu’il est ou qui il est mais j’ai mon idée sur la question …

Voila pourquoi si vous en tant que personne stigmatisée, vous répondez par la blessure, la vexation ou le mal être exacerbé, vous conforterez l’autre dans son opinion de vous et surtout vous souffrirez comme dans un cercle vicieux ou la boucle n’en finit pas de tourner encore et encore sans jamais se brisée… 

Les jugements dans notre société sont devenus une seconde nature et certains l’ont érigé au rang de sport national ! Pourtant ce que les plus critiques oublient c’est que nous fonctionnons sous forme de miroirs les uns par rapport aux autres.

Donc une critique émise, plus elle est acerbe, plus elle ne vous parle que de celui qui l’a émise ! Il est beaucoup plus simple d’aller regarder la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans notre propre œil n‘est-ce pas ? Eh bien celui qui juge, critique souvent et violemment finalement s’octroie un rôle de “dieu tout puissant” , fonction qu’il exerce auprès des autres pour ne surtout pas aller regarder la part d’ombre qu’il y a chez lui …

 Abstract Portrait of Five Persons

Les attaques non constructives paradoxalement affectent sensiblement la personne qui en fait l’objet de façon répétée et consument l’ estime de soi.  Oui je dis paradoxalement, car au fond on le sait que ces remarques, critiques , moqueries sont infondées mais pourtant, on leur accorde du crédit, au point d’en souffrir et parfois atrocement… Un échos de l’enfance ? 

N’oubliez jamais que celui qui critique souffre lui même d’un grand manque de confiance en lui et qu’il a souvent dû faire l’objet étant enfant de critiques perpétuelles de la part de ses parents et qu’il s’est construit avec le sentiment de toujours être trop ou pas assez…

Il faut alors être prudent car lorsque l’on a été une cible, on est plus enclin à être du genre à beaucoup critiquer…

Finalement la critique ne devrait être autorisée  que dans les cas ou ils existent des solutions pour change un état de fait.

Une critique se doit d’être factuelle, solutionnelle , empathique et promulguée au bon moment. Cette fameuse critique que l’on nomme “constructive” a sans aucun doute son intérêt mais elle est à manier avec délicatesse.

Alors j’entends déjà chez plusieurs :”Mais le surpoids a une solution : alimentation équilibrée, sport et le tour est joué !” Non, non et non ! Pouvons- nous une fois pour toute entendre que le surpoids a de multiples causes et très peu voire quasiment pas de solutions ? 

Ca vous choque ? …… A moins que pour vous, la chirurgie barriatrique ou encore le régime feuilles de salade à l’année soient des solutions ? Pour moi ce sont des “anti -inflamatoires”, des façons de freiner l’ascension du problème et d’en amoindrir la souffrance inhérente mais on ne peut pas parler de solutions…  Attention, je n’émets aucun jugement de valeur sur les motivations et les choix que font les personnes en surpoids ou en obésité .

Je dis juste que ces “solutions” sont celles de la dernière chance mais elles ne règlent pas les causes et n’éradiquent en rien le problème de fond…

Le surpoids n’a pas de solution médicale et l’obésité à une solution sur le court terme à la condition que l’on souhaite se faire opérer.

Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les instances médicales elles mêmes, les vrais spécialistes, pas votre médecin généraliste et encore moins votre gynéco … Donc critiquer les personnes qui souffrent d’un trop de kilos est une véritable absurdité en soit !

 » La critique est facile, l’art est difficile »

ET VOUS,  tous les prompts à la critique, rappelez- vous que vos critiques ne nous parlent que de vous alors arrêtez de dévoiler votre vie privée en public.. C’est terriblement génant pour ne pas dire indécent ce manque de pudeur répété !Sourire  

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Christelle

 

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