Je medite si je veux !

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Je medite si je veux !

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Oui, je médite si je veux !

Suite au talentueux article (si,si, j’insiste, talentueux) que j’avais pu écrire sur les bienfaits de la méditation sous toutes ses formes, j’ai reçu plusieurs commentaires de personnes, un peu désœuvrées car elles avaient pu tester la méditation et cela ne parvenait pas pour autant à les calmer… J’avais également reçu ce même genre de commentaires lorsque j’avais abordé toutes les bonnes raisons pour se mettre au Pilate… Je remercie d’ailleurs ces personnes qui ont eu la transparence de dire qu’elles n’aimaient pas méditer ou que la méditation ne pouvait rien leur apporter, car il faut une certaine dose de courage pour énoncer cette réalité aux antipodes des « bonnes méthodes de bien être de notre décennie».

Du coup, je me suis mise à réfléchir en profondeur à la question car visiblement la méditation sous différentes formes ne convient pas à tout le monde… Pourtant, tous les bons spécialistes du développement personnel n’ont de cesse de vous inciter à pratiquer la méditation, promesse de paix, de sérénité et de bien être…

Premiers pas vers la méditation

Je me suis également souvenue que vers l’âge de 25 ans, j’avais pu tester un cours de Yoga . Déjà à l’époque, tout le monde faisait l’éloge de cette discipline et notamment dans les milieux « BOBO » parisiens. Du coup , je me suis sentie, portée, ou plus honnêtement obligée de faire un essai, histoire de paraître « in »…

Un échec cuisant… J’ai un peu honte de l’avouer aujourd’hui mais je n’ai pas réussi un seul instant à me détendre. J’ai écarquillé des yeux immenses et pleins d’interrogations, en mode poisson rouge japonais, tout au long du cours et je dois vous faire un aveu inavouable, je suis rentrée dans un fou rire quasi incontrôlable lorsque j’ai eu l’audace de regarder ma posture tout a fait ridicule dans le miroir. Ce fou rire a redoublé d’intensité, lorsque j’ai posé mon regard sur les fessiers proéminents et les jambes enchevêtrées de mes camarades de sessions … Toute cette concentration de « membres démembrés » m’a donné à voir un truc du style «Elle est ou la té-tête et elle est ou la queue-queue ?! »  Cette image ne m’a jamais quittée sur les 3 derniers quarts d’heure du court…

Bon je sais, c’est très immature et tout à fait puéril mais c’est ainsi que s’est déroulé mon premier et dernier cours de Yoga car j’ai éprouve tellement de gène après coup… Notamment, j’ai détesté ce manque de respect qu’avait dû ressentir le professeur très concentré à l’enseignement de son art, face à cette nouille (je parle de moi), incapable de contrôler sa respiration, ses émotions et encore moins ses membres…

Finalement, nous ne sommes pas tous sensibles de la même manière aux disciplines dédiées au bien être et à la sérénité. A l’époque, j’ai mis cela sur le compte de mon « jeune âge ». Une bonne séance de renforcement musculaire ou d’aérobic, me calmait, après coup, plus que toutes les disciplines zen répertoriées !

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Finalement, est-il indispensable de pratiquer une discipline Zen pour être heureux ?

Je ne cherche pas à remettre en cause les bienfaits de l’apaisement et du ralentissement dans nos vies beaucoup trop trépidantes et effroyablement rythmées mais il ne faut pas pour autant que les personnes qui n’adhèrent pas à la médiation ou au Yoga se sentent

« anormales ».

Pas question de forcer la nature de qui que ce soi car cela reviendrait à créer les mêmes effets pervers que d’interdire à celui qui a besoin du yoga d’en faire.

Le calme, « le pied sur le frein » ne prennent pas la même forme chez chacun d’entre nous. Un hyperactif, un grand sportif, un créatif ou un haut potentiel intellectuel pourraient vraiment mal vivre une obligation de calme absolue, pas forcément indispensable pour leur sérénité intérieure. Si ce même «  hyperactif » trouve pour lui l’activité à bonne allure, cela pourra tout aussi bien lui apporter une forme d’apaisement et de bien être. Le Zen a différentes façons de se pratiquer et chacun est libre de créer son rituel « sérénité attitude » !

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Attention aux illusions

De toute façon, atteindre le calme absolu sur toute une vie, et ce du matin au soir, est une grande illusion. Nos êtres sont faits d’émotions, positives, négatives, changeantes et en perpétuel renouvellement, alors inutile de vouloir les museler à un point extrême. Nos conflits internes sont aussi ce qui donne sens à notre être.

L’idée c’est encore et toujours de ne stigmatiser personne et surtout de rester connecter à ses besoins propres qui ne sont pas exactement ceux du voisin. Si la méditation vous stresse et que la couture vous détend, c’est parfait ! L’important c’est de se reposer sur le plan cérébral, de ralentir la cadence, et ce, même si cette détente se matérialise dans un rythme plus soutenu pour certains que pour d’autres.

Différencier l’apaisement du « non- apaisement »

Pour savoir où mettre votre curseur, il vous suffit de vous observer dans des temps considérés pour vous, comme calmes, et de faire votre différence entre ce qui provoque chez vous, in fine, de la tranquillité ou de la non tranquillité.

Stress et angoisse, à doses adaptées sont aussi des sources d’énergie vitales Sourire Personnellement, sous « ma » pression, je fais parfois de meilleur choix car c’est alors mon intuition qui parle et non ma raison qui cogite pendant de longues minutes pour peser les différents paramètres.

Le calme Ok, mais si c’est pour garder enfouis des ressentis non exprimés dans un acte de refoulement destructeur, alors mieux vaut la colère ! La colère n’est pas un gros mot et parfois elle est tout à fait salvatrice. Je suis en train de penser que bientôt je développerai un article sur la colère qui n’est pas à bâillonner, contrairement à ce que nous insinuent les grands gourous du « bien se comporter » . Tout le monde n’a pas la capacité d’être un Lama tibétain en puissance et c’est très bien comme cela 😉

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Il existe un “bon et un mauvais calme” et pour les plus agités du bocal, dont je fais un peu partie, le mauvais calme se résumerait à faire semblant d’être calme lorsque l’on ne l’est pas du tout. Chacun son baromètre en fonction de son état de départ !

Je sais que notre société clame un grand éloge au calme et notamment le monde du travail. D’ailleurs ce qui peut être définit comme « un manque de calme » peut rapidement vous coller une étiquette d’hystérique, dès lors que vous aurez simplement exprimé votre désaccord ou votre mécontentement face à une situation et auprès de votre hiérarchie. Ne soyez pas dupe de cela et osez malgré tout exprimer votre « non accord ».

Dernier acte

Rappelez- vous : l’expression vaut mieux qu’un refoulement et les plus calmes d’entre nous n’ont pas systématiquement un ticket à vie pour le monde de la sérénité 😉

Si votre havre de paix à vous, c’est tout autre chose que le yoga, la méditation classique ou l’observation des paysages, ne laissez personne vous expliquer qu’il serait grand temps de vous y mettre.

L’essentiel c’est que VOUS sachiez reconnaître un rythme déstabilisant qui n’est pas le votre et que VOUS battiez la mesure de votre vie, à l’aide de votre métronome intérieur et non avec la baguette d’un chef qui n’appartient pas à votre orchestre ! Ecoutez votre musique et apprenez à discerner les fausses notes qui créent des dissonances dans  votre mélodie personnelle. Sourire

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