Battue pendant 12 ans pour cause de surpoids

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Battue pendant 12 ans pour cause de surpoids

J’ai fait une rencontre TRÈS émouvante et j’ai pensé qu’il était de “mon devoir” de l’interviewer et de partager avec vous une sombre part de sa vie. Pas question de tomber dans le voyeurisme ou le misérabilisme mais simplement de tendre la main à son prochain. Cette femme, qui m’a fait confiance et a accepté que je l’interroge sur son cauchemar l’a fait pour tuer la culpabilité qui la ronge. Son souhait inavoué, être comprise en tant que victime. J’ai voulu me faire sa plume pour à la fois l’aider à mon humble niveau et en même temps, j’ai pensé que ce témoignage pouvait aider d’autres femmes à réagir et ne pas ou ne plus subir…

Le témoignage de la souffrance est d’utilité publique pour que les atrocités cessent et ne se répètent plus jamais et encore moins impunément.

Il était une fois une femme dont le seul crime aura été de tomber amoureuse d’un monstre manipulateur, plus connu sous le nom scientifique de pervers narcissique. Dès le second mois de leur relation, les coups et les brimades commencent à pleuvoir…

Synergies of Inner Lines

Ronde atomique : Chantal, pourquoi as- tu accepté que je t’interviewe et pourquoi moi plus qu’une autre personne pour témoigner de ta vie ?

Chantal Ferrier: Parce que j’ai senti que je pouvais avoir une entière confiance en toi. Je lis tes articles, je visite ton blog  et j’aime ton travail et quelque chose m’a dit que je pouvais le faire avec toi ;

Je n’ai que rarement évoqué de ce que j’ai vécu et je ne sais pas bien parler de moi et pourtant je sens que j’en ai besoin pour arriver à tourner la page.

RA :  Pourquoi veux- tu témoigner  ?

C : Mon corps est une prison et j’ai la conviction que le fait de parler de ce que j’ai vécu pourra m’aider à sortir de ce cauchemars. Je ne veux pas que cet homme ait pu me détruire et c’est très dure de faire comprendre aux autres que ce que j’ai vécu peut arriver. J’ai le sentiment de toujours devoir me justifier et la culpabilité ne me quitte pas. Je veux témoigner comme par thérapie. Je ne suis pas lâche et je veux arrêter de le croire. C’est finalement une démarche assez égoïste que je fais là en témoignant… Je veux m’aider…

Le regard des autres me répare. On dit souvent qu’il faut d’abord s’aimer soi même pour aimer les autres mais moi, ce sont les autres qui m’aident à m’aimer et c’est grâce aux réseaux sociaux et notamment Facebook que je ne suis pas morte aujourd’hui.

RA :  C’est étonnant d’entendre ce discours car les gens en général se méfient des réseaux sociaux et tout en les aimant, on ne leur attribue pas que des qualités et toi cela t’a aide à ne pas mettre fin à tes jours ?

C : J’ai créé un groupe sur Facebook, pour valoriser notamment physiquement les femmes rondes et lorsque je poste toutes ces photos, parfois même que tu me dis trouver un peu osées, c’est parce que j’attends les réactions positives des hommes et lorsque ceux ci s’émerveillent devant des corps gros voir très gros, alors cela me donne du baume au cœur. J’ai l’impression que ces compliments peuvent aussi m’être destinés. Moi ces femmes je les trouve magnifiques mais mon corps à moi il me dégoûte…

RA : Comment se passe la rencontre avec cet homme ?

C : J’ai vécu une première union pendant 4 ans, un homme avec lequel j’ai eu mes deux enfants mais cet homme était un artiste, évoluant dans le milieu de show-business et de la nuit et rapidement, je me rends compte que je suis une femme parmi les autres et je le quitte . C’est après la naissance de mon second enfant que je rencontre l’homme qui s’avèrera être mon futur bourreau. Notre relation est idyllique pendant un mois et puis très vite il commence à me battre…

RA : Ton histoire d’amour est idéale pendant 1 mois puis dès le second mois, les coups commencent à pleuvoir… Pourquoi à ce moment là restes- tu ?

C : Je suis une femme très « fleur bleue »… J’aime l’amour, je crois aux belles histoires d’amour, je crois aux coups de foudre… J’aime cet homme énormément et il me dit avoir besoin de moi… Il sombre dans l’alcool, il en est conscient et il me dit que je suis la seule à pouvoir l’aider. Il me supplie de l’aider à s’en sortir. C’est un homme très aimant qui implore mon soutien en pleurant et surtout, je l’aime … Alors je pardonne et je me dis que cela va cesser, que je vais réussir à l’aider et qu’à nous deux, grâce à l’amour nous allons nous en sortir…

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RA : Quel homme était-il ?

C : C’était un homme grand, blond, les yeux bleus, très charismatique. Tout mon entourage ne cessait de me rappeler à quel point j’avais de la chance d’être tomber sur cette perle… Il était très apprécié socialement, toujours prêt à rendre service.. Un homme parfait que beaucoup m’enviaient et tout le monde se plaisait à me rappeler combien j’étais veinarde de l’avoir à mes cotés…

RA : Comment les maltraitances sont -elles devenue justifiables à ses yeux par rapport au surpoids ?

C : Au début de notre rencontre, je suis une femme pulpeuse, je fais une taille 44 donc il me frappe mais le surpoids n’en est pas la cause. Puis, à force de coups, de brimades, d’humiliations répétées, je prends du poids et là il semble s’attribuer une mission :

“ le devoir d’éradiquer un monstre graisseux comme moi, de la planète”

A partir de là, les sévices deviennent systématiquement tournés sur mon corps et mon apparence.

Il prétend que je lui fait honte dès que l’on sort en public, il brûle ses cigarettes sur mon corps, me casse plusieurs fois la mâchoire, me fait des garrots sur les bras pour les faire diminuer de volume, ainsi que sur les seins. Tout est prétexte à me violenter. Une émission télé qui lui déplaît, un regard, une attitude, un ton de voix…  Je suis difforme, je suis un monstre, un amas de graisse et je n’ai pas droit d’existence. Il s’attribue donc la mission de “nettoyer “…

RA : Pourquoi ne pars- tu pas ?

C : Tout le monde aujourd’hui me dit “Mais moi je l’aurais tué, il fallait te barrer”…. Mais c’est tellement facile à dire. Je m’en veux d’avoir été lâche  mais on ne peut pas partir ! Les menaces sont permanentes, la peur est toujours présente. Le manque de sommeil obstrue la capacité de réflexion. Il me martyrisait principalement la nuit ce qui fait que je suis devenue insomniaque. L’insécurité matérielle vous empêche de fuir… Où aller ?  Il m’a tout pris financièrement parlant, m’a fait perdre mon entreprise, tout ce que j’avais construit et m’a endetté pour le reste de mes jours…

Il a fait en sorte de manipuler tout mon entourage pour laisser penser que c’était moi la déséquilibrée, moi “la méchante”. J’ai moi même éloigné plusieurs de mes amis car à la moindre défaillance de leur part il me faisait remarquer à quel point ils étaient malsains et à quel point lui était bon pour moi …  Je l’ai cru . J’ai cru que c’était bien lui la seule personne en qui je pouvais avoir confiance alors que c’était lui le pervers … Je n’ai rien vu venir. Il a créé mon isolement de toute pièce. J’étais une femme indépendante, j’avais monté ma boite dans l’événementiel et je vivais plutôt bien et je suis devenue une femme séquestrée, enfermée à double tour,  qui n’a droit à aucun téléphone, aucun moyen de communication et dont même le temps pour déposer les enfants à l’école est chronométré…

RA : Pourquoi as- tu gardé le silence pendant 12 ans ?

Quelque part je méritais tout cela, c’était de ma faute… Il me menaçait de faire du mal à mes enfants. Plusieurs fois je me suis retrouvée avec un calibre dans la bouche ou sur les seins… Toutes mes dents ont du être refaites ainsi que ma mâchoire . d’ailleurs pour justifier de mes problèmes dentaires, il m’a accusé d’un manque d’hygiène buccale… J’avais honte, j’avais si peur… Ma famille ne savait pas… Je ne voulais pas leur dire, je ne pouvais pas leur dire… Je devais donner le change…

Les rares fois ou j’ai tenté de lâcher quelques confessions à des amis, on me renvoyait que j’exagérais, que c’était vraiment un homme super et que peut être que moi aussi j’abusais un peu et que je n’y mettais pas suffisamment du mien…

Pain

RA : Et tes enfants dans tout ça  ?

C : Je les ai protégé comme j’ai pu mais pas assez… Eux aussi ont souffert des violences…

Très vite j’ai compris que le seul moyen d’aider mes enfants, c’était de les rendre le plus vite possible autonomes car je pouvais mourir sous les coups à n’importe quel moment . Alors mon travail de mère a consisté à leur apprendre très vite à se débrouiller par eux même et j’ai tenté de les protéger du mieux que j’ai pu mais j’ai échoué et c’est la plus grande des culpabilités que j’ai et que je porterai jusqu’à la fin.

RA : Quand est-ce que tout cela prend fin ?

C : Un soir, je suis dans la cuisine assise sur le bord de la table, il a bu , la situation dégénère et il me fend le crane sur l’angle de la table… Il y avait mes enfants, j’ai hurlé car là j’ai senti que j’allais vraiment  mourir et enfin pour la première fois les voisins appellent la BAC

Le jugement arrive, il reconnaît tous les faits, prend une peine de 18 mois fermes et finalement sera relâché au bout de 6 mois pour bonne conduite.

RA :  Ce jugement t’a t’il permis d’être reconnue en tant que victime ?

C : Non pas du tout… Sa peine  a été ridiculement minime quand on pense les sévices que j’ai subis. Le juge m’a reproché de savoir qu’il était alcoolique et de ne rien avoir fait pour l’obliger à se soigner. Je n’ai entendu aucune compassion à mon égard, aucune reconnaissance de ce que j’avais vécu et des conséquences sur mon état encore actuel…    Il avait un excellent avocat, ténor du barreau et je suis encore passée pour “une coupable, plus qu’une victime”.

RA : A ce moment c’est enfin la fin du calvaire ?

C : En fait, cela ne prend pas fin à ce  moment là… Je sais que tu vas me trouver dingue mais je me lance, je te le dis…Lorsque je porte plainte et que je l’envoie en prison, je suis rongée par la culpabilité et également par la peur car 18 mois c’est vraiment peu et donc je sais qu’il va ressortir un jour très proche et que je risque gros… J’ai porté plainte presque dans l’obligation, contre mon gré quasiment …Je continue alors à lui rendre visite en prison 3 fois par semaine et je lui apporte son linge propre et je continue à m’occuper de lui du mieux que je peux… Puis il sort et là, toujours rongée de culpabilité et sous la pression du regard des autres pour qui je suis la femme ingrate, je le reprends chez moi à sa sortie car il n’a nulle part où aller…

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RA : Les  soins thérapeutiques suivis en prison et le fait qu’il ait arrêté de boire arrangent –ils la situation ?

C : Non, rien ne change et il se remet à me frapper et à me maltraiter comme auparavant… Entre temps, j’ai appris qu’il avait rencontré une femme et que cela faisait deux ans qu’il vivait une relation adultère avec elle… Une chose a changé en moi, je ne l’aime plus et je sais que cette situation doit cesser donc quitte à prendre un mauvais coup et à en crever,   je lui demande de partir. Bien évidemment les coups redoublent de violence mais je ne lâche rien et continue à lui dire qu’il doit partir, qu’il doit partir, qu’il faut qu’il parte. Un jour il me dit que si il part il emportera tous les biens matériels et ne me laissera rien mais vraiment rien. Alors avec mon fils, nous décidons que puisque c’est la condition pour qu’ il parte, alors nous démontons tous les meubles et nous lui laissons la totalité du contenu de l’appartement et il s’en va…   Evidemment il n’oublie pas de taguer son nom sur tous les miroirs de l’appartement pour que l’on ne l’oublie pas… Il  arrache tous les revêtements muraux et massacre les fenêtres..

Nous n’avons plus que 4 murs autour de nous mais il n’est plus à l’intérieur et c’est beaucoup…

RA : Est -ce qu’après ça tu n’entends plus jamais parler de lui ?

C : Non, il me harcèle, me fait suivre mais les choses ont changé.. Avec le jugement, ma famille est au courant de ce que j’ai vécu et elle fait bloque avec moi. A partir de là il s’essouffle et me fiche la paix.

RA : Sais- tu ce qu’il est devenu  ?

C : Oui, il a refait sa vie avec la femme pour qui il m’a trompée. Ils sont dans une jolie maison et apparemment il est un mari très aimant. D’ après ce que je sais, il ne l’a jamais touchée…

RA : Quelle explication donnes- tu à cela ?

Eh bien il a définitivement arrêté de boire, elle est très autoritaire et surtout elle est mince…

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RA : Y avait il de la “grossophobie” autour de toi quand tu étais enfant ou jeune fille ?

C : Non.. Mon père était plutôt un homme bien portant et ma mère une femme également en rondeurs . Dans ma famille, le surpoids n’a jamais été source de brimades ou d’humiliations.  Par contre, dans mon métier qui m’amenait à travailler dans le milieu de la nuit, ce n’était pas la même chose… Il existait un véritable racisme vis à vis du surpoids, des femmes en surpoids… La norme était plutôt l’anorexie ! Tu sais aujourd’hui, on revendique l’existence des femmes en surpoids et leur beauté mais à mon époque, ce n’était pas bien vu ni même acceptable d’être grosse. c’était synonyme de malbouffe et de manque d’hygiène.

RA : Tu as pris du poids avec cet homme, est-ce pare que tu t’es réfugiée dans la nourriture ?

C : Non, jamais je n’ai eu d’aliment consolateur ou d’addiction quelle qu’elle soit à la nourriture ou à la malbouffe. Pas de compulsions ni de boulimie, ni d’hyperphagie…

Je crois que mon corps a créé un bouclier contre les coups et les humiliations comme une sorte de protection. Je n’ai jamais particulièrement beaucoup mangé et encore aujourd’hui, je ne prends ni ne perds aucun poids, comme si mon corps ne pouvait plus réagir. Mon instinct de survie a pris le dessus sans doute mais au prix de la distorsion de mon corps…

Mon médecin lui même ne s’explique pas ce surpoids car je suis plutôt du genre carencée et je n’ai ni cholestérol, ni diabète, ni hypertension… Aucun des symptômes communément apparentés au surpoids ne sont les miens.

RA: Comment t’en sors -tu ?

C : Mon père est mort il y a plusieurs années mais il était tout pour moi et je veux absolument qu’il continue à être fier de moi ! J’ai mes enfants que j’aime par dessus tout, avec qui j’ai une relation très forte et très fusionnelle.

Je ne veux pas que l’homme qui ma tyrannisé ait gagné sur toute la ligne au point de m’avoir tué. Je veux continuer à me battre pour m’accepter et ma plus grande fierté c’est d’avoir déjà parcouru tout ce chemin, d’avoir survécu à tout cela. Maintenant , je veux m’en sortir jusqu’à m’aimer.  Si j’y arrive et je vais y arriver, cela sera ma plus belle revanche .

Malheureusement Je suis devenue agoraphobe et c’est pourquoi Facebook est ma planche de salut. C’est presque le seul contact extérieur que j’ai et que j’ai plaisir à avoir.  Mon appartement est à la fois mon cercueil et mon cocon et mon corps est une prison dans laquelle ma graisse est ma meilleure ennemie …

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RA : Tu parles de ta graisse comme d’une personne ?

C: Je la déteste et je l’aime tout à la fois car je ne veux pas maigrir par peur de perdre “mon charisme”. J’ai vu tant de femmes perdre en même temps que leur kilos leur personnalité, leur charme. Moi je trouve cela très beau les femmes rondes, grosses, pulpeuses mais moi je ne me trouve pas belle …  Je ne veux pas perdre ma meilleure ennemie la graisse mais je ne supporte pas mon corps … Paradoxal non ? Je suis admirative de toutes ces femmes tout en rondeurs et j’aimerais tellement m’aimer et me trouver belle comme je les trouve belles. Moi je ne suis  pas ferme… Mon corps a été abîmé par les sévices et ma chair est molle alors que celle de ces femmes est ferme.

C’est pareil tu vois, je ne me trouve pas belle, je me trouve laide et pourtant je suis une femme sensuelle, érotique même. J’adore les jolis dessous et les fringues sexy et mon grand désespoir c’est de ne pas avoir assez de choix pour m’habiller dans ma taille… et surtout de belles choses à des prix raisonnables…

RA : As- tu aujourd’hui peur des hommes ?

C : Il m ‘a fallut plusieurs années mais maintenant je n’ai plus peur des hommes. Au départ, cela a été très compliqué de renouer des relations intimes avec les hommes. Je suis passée par une phase de relations éphémères qui s’enchainaient sans lendemain.  Il fallait que je fasse mes expériences… Puis je suis devenue “la maîtresse de” … Et maintenant je recherche une relation stable dite de couple. Je suis fidèle et j’aimerai pouvoir vivre chez moi avec un compagnon qui lui aussi ait un chez lui et que nous puissions partager des moments ensembles.

Une grande fierté pour moi c’est de n’avoir pas fait d’amalgame entre tous les hommes. J’aime les hommes; Je sais qu’ils peuvent être tendres, qu’ils sont fragiles et ce n’est pas parce que j’ai vécu avec un monstre que tous sont à mettre dans le même panier.

Je crois en l’ humanité et je n’ai aucun préjugé !

Je voudrais juste ne plus me considérer uniquement comme “une masse graisseuse” …

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RA : Que voudrais- tu dire en conclusion à celles et ceux qui liront ton histoire ?

C : Souvent j’ai prié pour ne pas me réveiller et aujourd’hui, je voudrais vivre et surtout je voudrais être aimée pour réussir à m’aimer.  Je voudrais que les femmes confrontées à l’humiliation à la violence aient plus de courage que moi et qu’elles ne subissent pas ce que j’ai vécu.

Je voudrai que l’on reconnaisse que je n’étais pas coupable … Je voudrais réussir à me pardonner et je voudrais que cette culpabilité qui me condamne nuit et jour, cesse une fois pour toutes.

Une femme en surpoids, une femme graisseuse est avant tout une femme, un être humain, doté de sensibilité, avec un cœur et une âme .

Je ne veux recevoir aucune pitié car ce que j’ai vécu était mon destin et je l’ai accepté mais je voudrais juste que mon témoignage puisse faire avance l’humanité !

Que puis-je exprimer pour ma part en conclusion de tout cela ?

Chantal est une femme comme vous et moi et parce qu’elle fait la mauvaise rencontre et que par amour elle refuse de voir les signes, sa vie devient son enfer sur terre…

La violence commence par un simple regard de dégoût, une réflexion blessante et visiblement anodine, une insulte à priori insignifiante, une claque sous le coup de la colère ….

Soyez vigilantes, rien ne peut et ne doit justifier les humiliations psychologiques ou physiques aussi minimes vous paraissent-elles !

Je suis admirative car elle a souhaité que je lève l’anonymat sur son témoignage et j’espère vraiment qu’à mon petit niveau j’aurai contribué à “sa réparation”, à sa part de bonheur qui lui est due !

Merci Chantal Ferrier pour ta confiance et pour ton courage qui pousse à l’admiration !

Il y a une chose en particulier que je tiens à te dire : Ton surpoids n’est en rien la cause de ce que tu as vécu, c’était juste un prétexte pour rendre ses actes “justifiables” et tu n’es pas responsable des dysfonctionnements mentaux de ce bourreau !

Tu as raison, les femmes, toutes les femmes ont le droit d’être heureuses ! Ton corps est beau car tout simplement il est le tien et il vit ! Personne n’a le droit de te dire le contraire !

Au risque de me répéter, inutile de tomber dans les clichés en mode voyeurisme ! Partagez juste ce témoignage pour lutter contre la violence et soyez à l’écoute de ce qui se passe autour de vous ! On peut dénoncer la maltraitance sans pour autant manquer de respect face à l’intimité de son voisin. La violence conjugale est l’affaire de tous et non d’un seul couple !

Belle route Chantal et encore Merci au nom de toute l’humanité Clignement d'œil

Christelle

5 Commentaires

  1. isabelle garrido dit :

    Bravo à Chantal pour son courage !!!
    Je lui souhaite tout le bonheur qu’ elle mérite .
    Bravo d’avoir garder cette croyance qui l’aidera à le retrouver.

  2. Coco B. dit :

    J’ai été émue aux larmes. Je lui souhaite tout le bonheur du monde.

  3. C’est vraiment une horrible histoire mais dire que ce n ‘est pas la seule dans ce cas là 🙁 J’ai une amie a qui s’est arrivée ! elle a été maltraitée moralement par son conjoint à cause de son poids ! j’ai l’impression que ce genre de mec se disent  »elle a de la chance de m’avoir elle aura jamais mieux » donc ils se permettent tout et n’importe quoi c’est dégoutant… des animaux

    Sarah
    http://www.lejournaldesarah.com

    • Christelle Garrido dit :

      Bonjour Sarah et merci pour ton témoignage.

      Je suis désolée pour ton amie et c’est pour dénoncer cela que j’ai voulu me faire la porte parole de Chantal et de toutes les Chantal !

      Une femme en surpoids est aussi une belle femme et personne n’a le droit de la maltraiter sous quelque prétexte que ce soit !

      Bravo pour le soutien que tu apportes à ton amie !

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